Non, le Bénin ne doit pas s’isoler du monde! – Quelle carte diplomatique adopter?

Le Bénin veut s’isoler de l’Afrique, du monde et veut rendre orphelins ses citoyens de l’étranger … pour économiser de l’argent. C’est du moins ce que l’on est en droit de penser, à la lecture de l’article titré « Cotonou sur le point de fermer une dizaine de ses ambassades » de « la Lettre du Continent » en date du 1er avril 2020. Ledit article informait que « le président béninois Patrice Talon a décidé de ramener le nombre des ambassades et représentations diplomatiques du Bénin dans le monde à dix, contre 27 lorsqu’il est arrivé au pouvoir en 2016 », et ce, pour réduire drastiquement les dépenses publiques.

A l’heure du bilan des quatre années de gestion du pouvoir politique, l’observateur averti des questions diplomatiques ne peut se douter que le bilan n’ait pas été, totalement satisfaisant, dans la mesure où le pays perd du terrain sur la scène internationale chaque jour qui s’écoule. Et pour enfoncer le clou, une fermeture « complémentaire » de missions et représentations diplomatiques du pays dans le monde, après celles de 2018 et de 2019 ainsi que la réduction drastique du personnel diplomatique, est annoncée. Et cela semble être bien acté. D’après un blog local, le Consul Général du Bénin en Cote d’Ivoire aurait porté la nouvelle de fermeture de son Consulat à la connaissance des compatriotes y résidant à travers son par courrier en date du 14 avril 2020 adressé au Haut Conseil des Béninois de l’Extérieur Section Côte d’Ivoire (HCBE-SCI).

Ce que je propose concrètement comme principes directeurs?

Parce que la présence diplomatique veut être ramenée « à un niveau conforme à la vision stratégique du gouvernement et compatible avec nos capacités et ressources » (Selon les écrits de Mr Servais Zohoun, Consul Général du Bénin en Cote d’ivoire), la carte diplomatique que devrait viser la diplomatie béninoise doit répondre aux trois (03) objectifs généraux suivants :

1. Continuer à assurer la présence du Bénin et la renforcer dans la géopolitique internationale à travers la conservation de toutes les missions multilatérales. Cela veut tout simplement dire qu’il faudra maintenir les quartes (04) Missions permanentes du Bénin auprès de la CEDEAO (Abuja, au Nigéria), de l’Union africaine (Addis-Ababa, en Ethiopie), de l’ONU (New York, aux USA) ainsi que celle auprès de l’Union européenne (Bruxelles, en Belgique). La raison est toute simple : ces instances diplomatiques constituent les cadres privilégiés et uniques des négociations intergouvernementales régionales de grande portée et de grande incidence, tant sur les relations politiques, diplomatiques, amicales et de coopération pour une action politique concertée aux niveaux sous-régional, régional et mondial. Le potentiel qu’offre une ambassade multilatérale, c’est d’avoir un portail d’entrée plus facile vers une multitude de pays à la fois et en même temps!

En effet, en fermant la Mission d’Addis-Ababa tel que cela laisse croire, ce sera un signal négatif assimilable à un retrait du Bénin des affaires africaines et son autarcie sur les affaires diplomatiques du continent, auxquelles il devrait porter sa voix, surtout dans un contexte où l’organisation est en pleine reforme. Cette fermeture donnera un écho assez contradictoire dans la mesure où gouvernement béninois venait de retirer sa déclaration du protocole de la Charte Africaine des Droits de l’Homme ayant créé la Cour africaine, quelques semaines après l’élection du pays, en février 2020 au Conseil de Paix et de sécurité de l’UA. En conséquence, se retirer d’Addis-Ababa et de New York provoquera un isolement total du pays quant à sa participation et à son accueil des rencontres à plusieurs niveaux de l’UA et le pays subira certainement des décisions auxquelles il n’aura pas été associé parce qu’il ne porterait plus sa voix dans les instances et organes de ces organisations intergouvernementales. La présence du Bénin, à titre permanent auprès de l’UA, de l’UE et de l’ONU permet au pays de se faire compter sur la géopolitique et de bénéficier de leur apport dans les domaines qu’il conviendra au gouvernement de (re)définir. La nécessité d’été présent auprès de la Commission de l’Union Africaine a sauté aux yeux des pays à tel point que le Maroc a du rattraper son isolement politique en réintégrant l’Union en 2018. De plus, le Cap Vert et la Guinée Bissau longtemps absents de la vie quotidienne de l’Union ont du établir leur mission permanente à Addis-Ababa il y a quelques mois. A mon avis, revoir les objectifs que ces Missions permanentes doivent désormais atteindre et redéfinir les cahiers de charge des Ambassadeurs et du personnel, est la chose la plus « smart » à faire, plutôt que de les fermer. En ce qui concerne l’UE, le gouvernement veut-il ou a-t-il les moyens sur le long terme de maintenir la froideur dans les relations avec l’Union européenne ?

2. Conserver les missions à grand intérêt économique.

A priori, la diplomatie économique suppose des activités de service diplomatique axées sur l’augmentation des exportations, l’attraction d’investissements étrangers et la participation aux travaux des organisations économiques internationales, c’est-à-dire des actions visant à réaffirmer l’intérêt économique d’un pays au niveau international. En plus de la zone « Union européenne » qui se trouve être le premier interlocuteur commercial du Bénin, le Maroc, l’Afrique du Sud, la Chine et les pays du Golf constituent également des investisseurs importants dans le pays. Il serait alors logique de s’assurer qu’une représentation diplomatique avec des priorités économique soit présente tant à Rabat (Maroc), à Pretoria (Afrique du Sud), qu’à Pékin (Chine), pendant qu’on conserve celle de Ryad, en Arabie Saoudite et élargir sa juridiction sur le Qatar, le Sultanat d’Oman, Koweït, les Emirats Arabes Unis et Bahreïn.

En maintenant les ambassades à Paris (France) et à Washington (Etats-Unis d’Amérique), notre pays pourra continuer et renforcer les discussions avec toutes les grandes organisations traitant des questions du commerce et de développement économique, telles que l’Organisation Mondiale de Commerce (OMC), l’Organisation de Coopération et de Développement Economiques (OCDE), la Conférence des Nations unies sur le Commerce et le Développement (CNUCED), ainsi que les Institutions de Bretton Woods. De même, la coopération coopération militaire doit être renforcée avec la France et les USA, au regard des enjeux émergents de paix et de sécurité dans la sous-région.

Enfin, pour les questions de « diplomatie cultuelle » dont le Ministère des affaires étrangères a la charge suivant le Décret 2017-586 du 13 décembre 2017 qui le régit, il y a urgente nécessité de maintenir le pont avec le Brésil et le Cuba, et de le convertir en véritable levier de développement socioéconomique, comme l’a fait le Ghana par exemple qui en a engrangé d’énormes ressources et investissements en nouant le pont avec la Communauté noire américaine.

Au total, 8 ambassades bilatérales dans le monde avec des juridictions plus élargies pourront servir d’appui à la diplomatie béninoise tout en minimisant les coûts !

3. Protéger les béninois de l’extérieur et leur offrir assistance et services de qualités. S’il y a bien une communauté qui participe activement à l’économie nationale, à travers les transferts d’argent à leurs familles et pour des investissements dans l’immobilier, c’est bien la diaspora béninoise tant sur le continent africain qu’ailleurs. Aux termes du Décret 2017-586 du 13 décembre 2017, le Ministère des Affaires Étrangères et de la Coopération à travers sa Directions des Affaires Consulaires et des béninois de l’extérieur a pour responsabilité, entre autres, de tenir et mettre régulièrement à jour le fichier des Béninois de l’Extérieur, de protéger leurs intérêts, de veiller au traitement convenable des préoccupations des Béninois à l’Extérieur et leur porter assistance en situation difficile.

Si les consulats généraux sont fermés (tel que cela semble se dessiner) et qu’aucune alternative n’est offerte, les compatriotes de l’étranger souffriront d’abandon de leur gouvernement quant à :

  • la délivrance de laissez-passer pour le retour des compatriotes ayant égaré leurs passeports ou pour expiration de passeports;
  • l’assistance dans des situations difficiles (justice, pénitencier, vie quotidienne) ou dans les pays d’accueil ;
  • la légalisation ou l’authentification de documents délivrés au Bénin et qui sont nécessaires à la vie à l’étranger, etc.

Et pour palier tout cela, la nouvelle carte diplomatique devra viser à (i) promouvoir l’extension du réseau consulaire à travers l’URGENTISSIME création de Consulats Honoraires dans toutes les villes principales de tous les pays dans les délais raisonnables et dans la mesure du possible et redynamiser ceux existants avec, à la clé, une coordination et collaboration qui accentue le maintien d’un contact plus étroit avec nos compatriotes ; (ii) faciliter la redynamisation du Haut conseil des béninois de l’extérieur (HCBE) et faciliter leurs relations et collaboration avec les consulats honoraires, et enfin (ii) assurer d’étroites relations de travail et de contacts réguliers systématiques entre les Consulats Honoraires et le Ministère des Affaires étrangères, l’Agence nationale des Migrations et de la Diaspora (ANMD), la Chambre du Commerce et d’Industrie du Bénin, l’APIEX ainsi que d’autres services connexes.

Selon les statistiques, environ 80% de la Diapora béninoise se trouve sur le continent. de Mon avis personnel est que, l’inexistence de Consulats généraux dans les pays à forte concentration des béninois de l’étranger, notamment en Cote d’Ivoire, au Togo, au Gabon, en République du Congo, en Guinée équatoriale et au Sénégal, c’est simplement rendre « orphelins » ces compatriotes et envoyer un signal qui s’apparenterait à « heuuu, le Bénin et son gouvernement s’en foutent de vous ! » – Oh, un sentiment serait du déjà vécu pur la Diaspora, je suppose !

Tout ceci ne vaudrait rien si, dans la mise en œuvre des objectifs ci-dessus mentionnés, les actions ne se reposent pas sur :

  • Une boussole : la politique étrangère ! La politique étrangère peut être définie comme l’ensemble des principes, orientations, programmes, ententes, institutions et actions qui caractérisent les relations d’un État avec les autres États. A l’heure où nous écrivons, aucun document officiel qui résume tous ces principes et autres, n’est rendu public dans ce sens, encore moins sur le site web du Ministère des Affaires Etrangères. Cela laisse croire que les nombreuses et précédentes tentatives d’avoir une politique étrangère digne du nom ont échoué. Ne pas en disposer, c’est naviguer à vue ; c’est obliger les ambassadeurs à passer d’interminables appels téléphoniques à leurs supérieurs hiérarchiques et « hautes autorités » pour recevoir d’eux des instructions, même pour faire face à des situations les plus simples et banales !
  • L’obligation de moyen et de résultat. La gestion axée sur les résultats qu’a introduite le Ministre Aurelien Agbénonci dans ce secteur, est fantastique ! Il est désormais impérieux, dans le combat pour la mobilisation des ressources pour le développement du pays, que le personnel diplomatique en poste ou non, soit tenu de l’obligation tant des moyens que des résultats. Bien entendu, pour ce faire, l’Etat se doit de mettre les moyens. Les missions multilatérales doivent être autant tenues que celles bilatérales de prospecter, identifier et mettre les potentiels investisseurs dans n’importe quel secteur en contact avec les administrations et institutions compétentes du Bénin. Cela demandera de la pro-activité de tous, et non de la réactivité.
  • Une nomination en poste basée sur du pragmatisme. La diplomatie, ce n’est pas pour les timides, les flemmards, ceux qui ne savent rien des jeux de coulisse et de ralliement, les indécis et les hésitants à l’action, les verbiageurs, encore moins pour ceux qui veulent réduire l’activité diplomatique et la fonction ambassadoriale à de simples « compte rendus » au Ministère. Cela dit, il sied de revoir le processus de nomination des ambassadeurs et du personnel diplomatique en poste (i) en mettant l’accent sur une spécialisation de carrière concentrée sur les questions et enjeux précis et/ou sur la matière (politique, économique, socioculturelle) et/ou sur la portée de l’action (bilatérale ou multilatérale), (ii) en respectant le grade et la compétence au moment de la nomination afin de motiver le cadre, (iii) en enrayant le népotisme et le clientélisme politique dans le choix, et enfin, (iv) en limitant le temps de fonction d’ambassadeur à trois ou quatre ans pour pouvoir procéder à une évaluation conséquente qui devra conditionner leur reconduction à la tête de quelque mission. Rassurez-vous, j’ai servi un ambassadeur qui a fait des merveilles en 2 ans ; ce n’est pas sorcier et c’est aussi possible pour les nôtres !
  • Une collaboration étroite avec la diaspora professionnelle ! La diaspora béninoise peut être un atout de taille pour des entrées plus rapides et pour des résultats plus probants, surtout dans le cas du multilatéralisme. Pour cela, le Bénin gagnerait à ce que les missions diplomatiques les intègrent dans leur stratégie d’approche. C’est bien ce qui fait la force d’autres diplomaties comme celles nigériane et sénégalaise.
  • Une administration restructurée. A l’aune de la proposition de carte, il devient impératif d’enrayer la duplicité dans les cahiers de charges et le conflit d’attribution qu’occasionne la kyrielle de directions techniques, directions générales, Agences au sein du ministère des affaires étrangères. Les directions géographiques, ainsi que certains services devraient céder la place aux autres directions et agences où le personnel a besoin d’être renforcé en effectif et en qualité.

Notre diplomatie peut mieux faire, nous en avons les moyens et les capacités. Il suffit d’avoir des hommes qui aiment faire bouger les lignes dans cette profession et dans la maison « affaires étrangères » sous l’impulsion du président Patrice Talon et de son Ministre des Affaires Etrangères. Ce sera pour le bien de tous les béninois de l’intérieur comme de l’extérieur !

Sur l’auteur:

Octavio Diogo est un juriste béninois dans la Diaspora africaine. Passionné des relations extérieures, des affaires politiques et du développement international, il a servi en diverses qualités, plusieurs missions diplomatiques multilatérales africaines et américaine avant de mettre ses compétences au profit de l’organisation intergouvernementale panafricaine. Il dirige actuellement l’ONG Weziza Afrika qui développe une expertise jeune dans les domaines de gouvernance, du genre et des Droits de l’Homme sur le continent.

Applications to “BeChangeMaker Africa 2020” are now open: Apply!

BeChangeMaker is an online training programme that inspires action on global challenges through social entrepreneurship and the power of skills.

BeChangeMaker-Africa_Logo_RGB

BeChangeMaker provides access to high quality learning content on HP LIFE, tools and technology for startup acceleration, dedicated coaching, mentoring and customized support, as well as the opportunity to tap into a diverse global network of potential supporters and investors. It is also part of the implementation of the African Union’s One Million by 2021 Initiative.

HP LIFE, a programme of the HP Foundation, provides 32 FREE online learning courses for entrepreneurs, innovators, and small business owners worldwide.

Capture

BeChangeMaker Africa 2020 application is open till 5 June – apply now!

Click here to read more and to apply!

Generation equality: how could women’s rights be promoted through new-masculinity

Cliquer ici pour lire la version originale en français

In most societies worldwide, especially in Africa, irrespective of their physical features, boys and girls are raised, perceived and socialized differently, thus creating a gap between the role and place of each sex within their environment and acquaintances. For many decades now, men have been enjoying a social status that has placed them on a pedestal, almost free from discrimination, inequality and some types of violence. The cultural, political, economic, historical and ideological contexts have largely contributed to entrenching phallocratic attitudes and dictates that have stifled societal harmony, free from all blunders and discrimination against women. It then intervenes the need to promote a new way of perceiving the dynamics of gender complementarity through new-masculinity!

What is this new-masculinity about?

My Post (1)

New-masculinity is a re-distribution and a clear understanding of the impact and preponderant role of gender balance in our current society. It’s a purely feminist, collaborative, non-violent and futuristic approach. It’s an individualistic and peaceful discovery for men with themselves.

Positive masculinity or “New-Masculinity” is an evolutionary way of thinking, free from phallocratic and retrograde dictates. It is a new form of non-violent and non-brutal virility, which consists in the affirmation of the man in his attitude, as a peaceful being and co-activist of the vision of change of his immediate environment, concerning his relations with women.

New-masculinity does not misrepresent or pervert the nature of Men, but it redirects behaviors.

Some good reasons to advocate for neo-masculinity!

New-masculinity does not usurp the place of women in society or distort men from their nature/essence. It is simply a question of reshaping male thinking towards a concentration of oneself on values, personal qualities and not on brutality and violence. It’s first and foremost a work on oneself, as a man, which does not systematically concern women in the front line. It is emancipation, a fundamental work and a deep knowledge of Man, about man and for Man.

Positive masculinity also means redirecting male / female relations towards acceptance of differences, sustainable and effective social cohesion and full involvement in the fight against discrimination, abuse, exploitation and inequality against women. It is intended to be decisive, acting in the collective interest. New-masculinity could be seen as a tool to overwhelm oneself, to defend the universal cause, for a better world, in which everyone finds his place and feels important and respected. It’s an idiosyncratic evolution of the virility of men and also in relation to radicalism relating to certain cultural and moral principles, of which they have been absolute masters for centuries. New-masculinity guarantees individual freedoms, freedom of choice for everyone in the process of affirming and recognizing the potential and role of each sex while ensuring a healthier gender balance in the society.

Positive masculinity calls into question the crisis of authority of some men regarding their absolute privilege and rights over women. This is the case in Africa, as in many other communities, even to the present day, where men are either exempt or prohibited from cooking or having access to kitchen, on the pretext that it’s a place reserved “only” for women. This created a huge handicap for these men, when they went to study out of the cocoon or home environment, where several men were emancipated and freed from retrograde and misogynist phallocratic conceptions. This really caused harm to many men, once out of their usual environment, because they had to face the reality in which, men cook, wash dishes, clean and keep children while the woman is busy with other tasks. New-masculinity is also feminism from the point of view of men concerned about gender equality, with no preferential treatment neither cronyism for anyone. It’s an approach specifically based on merit and activism in recognizing the talents and skills of each gender.

What if we redefine the socialization of boys and men?

At first glance, it should be remembered that socialization is the product of parental and/or environmental education. It is a mixture resulting from several factors and conditions. Everything starts from religious beliefs, habits and customs, as well as the influence of socialization actors on the behavior of children. For boys above all, it’s a question of broadening their visual, emotional and intellectual fields in relations with girls. It’s a question for the different actors of socialization to educate the boys in such a way as to make them consider and see the girls as equal to them, therefore able to perform the same tasks as them and to exercise the same professions as them, later, in their adult life. The preservation of ancestral cultures and beliefs which confer to men absolute and undisputed power over women must be applied in specific cases and must not encroach on the evolution of human thought.

Several questions lead us to rethink the socialization of boys regarding the division of Labor, to the extent that:

  • Boys and girls are not always invited to the same sociocultural activities at home or at school;
  • The level of involvement of boys and girls, as well as the time spent in their activities are not the same;
  • The level of commitment and results achieved between girls and boys are not the same;
  • The remuneration or remuneration for a similar task between a girl and a boy is also not the same.

Nevertheless, for positive masculinity, it’s a question of showing boys not to repress or honor their emotional side, for fear of being judged as effeminate because, emotion exists in every human being. Very often, repressed or absorbed emotions of men are manifested in anger, aggressiveness in behavior and language, simply because these boys/men did not receive the necessary attention they needed as a child. Parents focused on the education of girls, on the pretext that boys are emotionally stable. This is an erroneous view of masculinity. New-masculinity is built in a context of men’s benevolence towards the status of women, openness to the countless challenges women face on a daily basis. It’s a hand extended by men to women, with the aim of helping them to live and fully enjoy all types of Rights without Abuse.

Therefore, new-masculinity has become the most effective weapon to achieve gender equality because, this struggle, led only by women and for women will not be able to guarantee a visible and lasting result, if men do not join. It’s a question of revitalizing perceptions of life, of close cooperation between men and women, of understanding each other’s values, strengths and weaknesses and of mutual collaboration, of acceptance of difference and diversity in order to achieve this gender equity, in an open, peaceful and harmonized world. Women are the main beneficiaries of this change in thinking.

In this quest for paradigm change, it is Africa that has the greatest job to do in the sense that beliefs and lifestyles are in total mismatch with the evolution of the world and contemporary challenges, which require the involvement of men and women, in order to find effective and sustainable mechanisms of exit from the crisis of gender. In international relations, politics, diplomacy or any social science, it becomes imperative that men reach out to women and work together to achieve goals set by development agendas. To do this, the imperative to change the mentality and behavior of men towards the cause of women requires men to imbue themselves with the inequalities, discrimination and social injustices suffered by women, in order to find saving, efficient and sustainable solutions to build a better world, in which everyone will find his place, without encroaching on the rights and freedoms of each sex. The gigantic battle of gender equality will thus be strategically won!

What could be done then?

As recommendations for the application of the new-masculinity and for a better gender balance outcomes, it would be desirable:

  • To include, in a cross-cutting manner, the concept of new-masculinity in the women’s development agendas of international organizations, including the African Union Strategy for the empowerment of women (GEWE 2018-2028), the African Union Agenda 2063, the UN 2030 Agenda for Sustainable Development, the African Child Agenda 2040, and any other agenda at the national level;
  • To advocate with these international organizations, NGOs and schools, in order to put into practice the concept of new-masculinity in the exercise of their mandate and academic program;
  • To encourage parents to educate boys on by teaching them housework so that they are autonomous and diligent;
  • To urge parents not to perceive their boys as overly emotional or effeminate if they come to cry. This is no sign of weakness;
  • To encourage  parents not to stigmatize one gender for the benefit of another and to pay as much attention to their daughter as to their son.

 

cropped-vrai-logo-definitifOctavie Louisa is an expert in Governance and Regional Integration. She is passionate about Human Rights issues, Gender, Conflict Resolution, Peace and Human Security. Octavie co-founded the benin-based Weziza Afrika NGO and leads the Weziza Institute for Governance, Gender and Human Rights  whose mandate covers the thematic issues of Transitional justice, Gender in peace and security, conflict resolution, peace and Human Security.

Génération égalité: Comment promouvoir les droits des femmes à travers la néo-masculinité

Par Octavie Louisa

Dans la plupart des sociétés du monde, surtout en Afrique, le garçon et la fille, bien que n’ayant pas les mêmes caractéristiques physiques, sont élevés, perçus et socialisés différemment, créant ainsi un fossé entre le rôle et la place de chacun d’eux au sein de leur environnement et fréquentations. Depuis belle lurette, les hommes ont toujours bénéficié d’un statut et d’une situation sociale qui les a placés sur un piédestal, à l’abri des discriminations, des inégalités et de certaines violences. Les contextes culturel, politique, économique, historique et idéologique ont largement contribué à enraciner des comportements et des diktats phallocratiques qui ont étouffé l’harmonie sociétale, exempte de toutes les bavures et discriminations envers les femmes. Il intervient alors la nécessité de promouvoir une nouvelle façon de percevoir la dynamique de complémentarité de genre à travers la néo-masculinité !

Quid de la néo-masculinité?

 

My Post (1)La masculinité positive ou la “néo-masculinité” est un mode de pensée évolutive, affranchi des diktats phallocratiques et rétrogrades. C’est une nouvelle forme de virilité non violente et non brutale, qui consiste en l’affirmation de l’homme dans son attitude, en tant qu’être pacifique et co-activiste de la vision du changement de son environnement immédiat, concernant ses rapports avec les femmes. La néo-masculinité ne dévirilise pas mais elle réoriente les comportements.

La néo-masculinité est une redistribution et une nette compréhension de l’impact et du rôle prépondérant de l’équilibre genre dans notre société actuelle. C’est une approche purement féministe, collaborative, non violente et futuriste. C’est une découverte individualiste et pacifique.

Les bonnes raisons d’opter pour la néo-masculinité

La néo-masculinité ne vient pas usurper la place des femmes dans la société ou déviriliser, dénaturer les hommes de leur essence. Il est simplement question de remodeler la pensée masculine vers une concentration de soi sur les valeurs, les qualités personnelles et non sur la brutalité et la violence. C’est d’abord et avant tout un travail sur soi-même, en tant qu’homme, qui ne concerne pas systématiquement les femmes en ligne de front. C’est une émancipation, un travail de fond et une connaissance approfondie de l’homme, sur l’homme et pour l’homme.

La masculinité positive, c’est aussi rediriger les rapports homme/femme vers une acceptation des différences, une cohésion sociale durable et efficace et une pleine implication dans le combat contre les discriminations, les abus, les exploitations et inégalités dont sont victimes les femmes. Elle se veut déterminante, en agissant dans l’intérêt collectif. La néo-masculinité pourrait être vue comme un outil de dépassement de soi, de la défense de la cause universelle, pour un monde meilleur, dans lequel chacun trouve sa place et se sent important et respecté. C’est une évolution idiosyncratique de la virilité des hommes et aussi par rapport au radicalisme ayant trait à certains principes culturels et moraux, dont ils ont été les maitres absolus depuis des siècles. La néo-masculinité garantit les libertés individuelles, la liberté de choix de chacun dans le processus d’affirmation et de reconnaissance du potentiel, du rôle et de l’équilibre sain des genres dans la société.

La masculinité positive remet en cause la crise d’autorité de certains hommes concernant leur privilège et droit absolus sur la femme. Tel est le cas en Afrique,  comme dans plusieurs autres communautés, même jusqu’à nos jours, où les hommes sont soit exempts, soit interdits de cuisiner, ni d’avoir accès à la cuisine, au prétexte que c’est un lieu réservé “uniquement” aux femmes. Cela a créé un handicap pour ces hommes lorsqu’ils sont allés étudier hors du cocon ou environnement familial,  où plusieurs hommes sont émancipés et affranchis des conceptions phallocrates rétrogrades et misogystes. Cela a vraiment causé du tort à plusieurs hommes, une fois sortie de leur environnement habituel, parce qu’ils ont dû faire face à la réalité dans laquelle, les hommes font la cuisine, la vaisselle, le ménage et gardent les enfants pendant que la femme est occupée à d’autres tâches.

La néo-masculinité est aussi le féminisme sous l’angle des hommes soucieux de l’égalité des genres, sans passe-droit, ni favoritisme pour personne. C’est une approche spécifiquement basée sur le mérite et le militantisme de la reconnaissance des talents et compétences de chaque sexe.

 Et si on redéfinissait  la socialisation des garçons et hommes ?

De prime abord, il convient de rappeler que la socialisation est le produit de l’éducation parentale et/ou environnementale. C’est un mélange résultant de plusieurs facteurs et conditions. Tout part des croyances religieuses, des us et coutumes, ainsi que de l’influence des acteurs de socialisation sur le comportement des enfants. Il s’agit pour les garçons surtout, d’élargir leur champ visuel, émotionnel et intellectuel dans les rapports avec les filles. Il est question pour les différents acteurs de socialisation d’éduquer les garçons de telle sorte à les amener à considérer et voir les filles comme égales à eux, donc capable d’accomplir les mêmes tâches qu’eux et d’exercer les mêmes métiers qu’eux, plus tard, dans leur vie adulte. Le perrénialisme des cultures et croyances ancestrales qui confèrent à l’homme un pouvoir absolu et incontesté sur la femme, doit s’appliquer dans des cas spécifiques et ne doit pas empiéter sur l’évolution de la pensée humaine.

Plusieurs interrogations nous amènent à repenser la socialisation des garçons concernant la division du travail, dans la mesure où :

  • les garçons et les filles ne sont pas toujours conviés aux mêmes activités socioculturelles à la maison ou à l’école ;
  • le niveau d’implication des garçons et des filles, ainsi que le temps passé dans leurs activités ne sont pas les mêmes ;
  • le niveau d’engagement et les résultats obtenus entre les filles et les garçons ne sont pas les mêmes ;
  • la rétribution ou la rémunération pour une tâche similaire entre une fille et un garçon ne n’est pas non plus la même.

Par ailleurs, il s’agit pour la masculinité positive de montrer aux garçons de ne pas refouler ou honnir leur côté émotionnel, par peur d’être jugé d’efféminé car, l’émotion existe en chaque être humain. Très souvent, les émotions refoulées ou absorbées des hommes se manifestent par la colère, l’agressivité dans le comportement et le langage, tout simplement parce que ces garçons/hommes n’ont pas reçu l’attention nécessaire dont ils avaient besoin étant enfant. Les parents se sont focalisés sur l’éducation des filles, au prétexte que les garçons sont émotionnellement stables. Cela est une vision erronée de la masculinité.

La néo-masculinité se construit dans un contexte de bienveillance des hommes envers la condition de la femme, une ouverture d’esprit par rapport au nombre incalculable des défis auxquels les femmes font face au quotidien. C’est une main tendue des hommes envers les femmes, dans le but d’aider ces dernières à vivre et de jouir pleinement de tous types de droits sans abus.

La néo-masculinité devient alors l’arme la plus efficace pour atteindre l’égalité de genre car, cette lutte, menée uniquement par les femmes et pour les femmes ne pourra pas garantir un résultat visible et pérenne, si les hommes ne s’y joignent point. C’est une question de redynamisation des perceptions de la vie, de coopération étroite entre homme-femme, d’entente, de compréhension des valeurs, des forces et faiblesses de chacun et de collaboration mutuelle, d’acceptation de différence et de diversité en vue d’atteindre cette équité de genre, dans un monde ouvert, apaisé et harmonisé. Les femmes sont les principales bénéficiaires de cette évolution de la pensée.

Dans cette quête de changement de paradigme,  c’est l’Afrique qui a le plus grand boulot à faire en ce sens que les croyances et modes de vie sont en inadéquation totale avec l’évolution du monde et les défis contemporains, qui nécessitent l’implication des hommes et des femmes, afin de trouver des mécanismes de sortie de crise du genre efficaces et durables.

En relations internationales, en politique, en diplomatie ou dans n’importe quelle science sociale, il devient impératif que les hommes tendent la main aux femmes et œuvrent ensembles, pour atteindre des objectifs fixés dans les agendas de développement.  Pour ce faire, l’impératif  changement de mentalité et de comportement de la gente masculine envers la cause féminine requiert des hommes, de  s’imprégner des inégalités, des discriminations et des injustices sociales dont sont victimes les femmes, en vue de trouver des solutions salvatrices, efficientes et durables pour construire un monde meilleur, dans lequel chacun trouvera sa place, sans empiéter sur les droits et libertés de chaque sexe. Ainsi, sera stratégiquement gagnée la gigantesque  bataille de l’égalité de genre!

Recommandations

Pour une néo masculinité efficiente et pour un meilleur équilibre de genre, il serait souhaitable :

  • D’inclure, de manière transversale, le concept de la néo-masculinité dans les agendas de développement de la femme des Organisations Internationales, noatmment GEWE (2018-2028) de l’Agenda 2063 de l’Union Africaine, l’Agenda 2030 de l’UN pour le développement durable, l’Agenda 2040 de l’enfant africain, et de tout autre agenda au niveau national.
  • De faire des plaidoyers auprès de ces Organisations Internationales, les ONG et les écoles, afin de mettre en pratique le concept de néo-masculinité dans l’exercice de leur mandat et programme académique ;
  • D’encourager les parents à éduquer les garçons, en leur apprenant des travaux ménagers de telle sorte à ce qu’ils soient autonomes et diligents ;
  • D’exhorter les parents à ne pas percevoir leurs garçons comme trop émotifs ou efféminés s’ils viennent à pleurer. Cela n’est aucunement signe de faiblesse.
  • D’encourager les parents à ne pas stigmatiser un genre au profit d’un autre et d’accorder autant d’attention à leur fille qu’à leur fils.

 

VRAI LOGO DEFINITIF Octavie Louisa est experte en Gouvernance et en Intégration Régionale. Elle est passionnée des questions de droits de l’homme, genre, résolution des conflits, paix et sécurité humaine. Elle est la co-fondatrice de l’ONG Weziza Afrika dont elle dirige, en qualité de Directrice, l’Institut Weziza Afrika pour la Gouvernance et les Droits de l’Homme dont le mandat touche les questions thématiques de justice transitionnelle, le genre dans la paix et la sécurité, la résolution des conflits, la paix et la sécurité humaine.

Applications are open: 2020 Women Deliver Young Leaders Program Class

Content sourced from Women Deliver website

new-wd-logo

Women Deliver is a leading global advocate that champions gender equality and the health and rights of girls and women. Anchored in sexual and reproductive health, our advocacy drives investment – political and financial – in the lives of girls and women worldwide.

In all we do, we celebrate the power of young people, equipping them to deliver large-scale change. Our Young Leaders Program connects passionate young advocates with the platforms, people, and resources to advance gender equality in their communities, countries, and around the world. To learn more about the Women Deliver Young Leaders Program, please visit our website.

 

In order to meet the requirements of the Program, applicants MUST:

  • Be between the ages of 15-28 at the start of the Program 
  • Be proficient in English
  • Have regular access to email and the internet
  • Hold a valid passport (or are willing to acquire one at own expense), and be able to travel internationally
  • Have access to a bank account or PayPal account

For more details on eligibility and frequently asked questions, please visit: http://bit.ly/ApplyWDYLP

Please complete and submit this application in English by Friday, 13 March 2020 at 11:59pm EST.

Click here to create your account to start an application

La question du Genre de manière fondamentale : Une revue des concepts

Par –Octavie Louisa

For the Enghlish verison, click here 

La notion générique que la plupart des gens ont, en ce qui concerne le Genre est que ce concept concerne uniquement les femmes. Or, le Genre est un concept unisexe. La confusion est souvent faite entre le genre et le sexe, même si elles sont deux théories totalement différentes.

De notre compréhension, le genre fait référence aux différents rôles et responsabilités des hommes et des femmes dans une société, en fonction de leur culture et des valeurs tandis que le «sexe» fait référence aux caractéristiques biologiques, l’apparence physique d’une fille ou un garçon.

Au cours des dernières décennies, le «Genre» a été considérée comme un outil obligatoire pour les organisations internationales, car elle aide les femmes à faire l’évaluation et le suivi de leurs capacités et compétences. Le Genre a également servi de référence pour aider les femmes à atteindre les objectifs de développement à travers l’objectif de parité, Ordre du jour des Organisations Internationales à l’instar de : l’Agenda 2063 de l’Union africaine  et  l’Agenda 2030 des Nations Unies pour le  développement durable.

Cependant, l’état d’esprit culturel du patriarcat, dont la plupart d’entre nous africaines, sommes victimes et devraient sortir, a donné naissance à un produit de socialisation qui suggère que « les filles sont naturellement inférieures aux garçons ». En outre, il a été prouvé que la plupart des traditions africaines emprisonnent la mentalité d’émergence, du développement et d’épanouissement des femmes et favorise ainsi l’inhibition de leurs capacités à être à l’avant-garde, sans stéréotypes. Dans la plupart des cas, les stéréotypes sont renforcés par la famille, l’école et le quartier, compte tenu du fait que les agents de socialisation tels que : les parents, les professeurs, les pasteurs, etc. influencent directement le comportement et les actes d’un enfant, ce qui contribue à perpétrer ce genre de stéréotypes envers les Femmes. L’appréciation du genre ne devrait en aucun cas être basée sur le sexe de l’enfant.

L’intégration du concept “Genre”

L’intégration de la dimension Genre (Gender Mainstreaming) a été adoptée à l’échelle internationale à la fois comme une stratégie et un objectif vers la réalisation de l’égalité des sexes dans tous les secteurs et domaines de la vie. En d’autres termes, l’intégration d’une perspective sexospécifique a été adoptée à l’échelle internationale en tant que stratégie et objectif visant à réaliser l’égalité des sexes dans tous types de métiers et professions de la vie. De par sa définition lointaine, l’intégration de la dimension Genre est connue comme « un processus d’évaluation des implications pour les femmes et les hommes à toute action planifiée, y compris la législation, les politiques ou les programmes, dans tous les domaines et à tous les niveaux. Il s’agit d’une stratégie visant à intégrer les préoccupations et les expériences des femmes ainsi que des hommes, dans de la conception, la mise en œuvre, le suivi et l’évaluation des politiques et des programmes dans tous les domaines politiques, économiques et sociaux, afin que les femmes et les hommes bénéficient équitablement des opportunités et que, par conséquent,  l’inégalité ne se perpétue pas », Conseil économique et social des Nations Unies, 1977.

gender-equality-20123274

Dans la pratique, « le Gender Mainstreaming » est un outil actif d’équité pour permettre aux hommes et aux femmes d’exprimer librement leurs compétences sans discrimination ni parti pris. La plupart des organisations internationales et politiques, notamment l’Union Africaine et les Nations Unies, entre autres, ont fait des refontes profondes dans leur programme de travail, pour améliorer et promouvoir l’égalité des sexes et l’équité de Genre, dans leur domaine. Ainsi, la volonté des femmes et des hommes pour transformer l’Agenda en faveur de l’égalité des sexes, telle que la stratégie de l’Union africaine pour l’Égalité entre les sexes et l’autonomisation des femmes(GEWE) en des actions concrètes, devient de plus en plus fructueuse. Toutefois, dans le processus d’aborder pleinement la question du genre, il y a une énorme nécessité d’éviter la « Cécité Genre » (Gender Blindness) qui consiste en la neutralité et la non-reconnaissance des rôles de genre et leurs implications dans toutes les sphères de la société.

L’intégration de la dimension Genre est non seulement sur les droits des femmes, mais  également sur liée aux devoirs des femmes, quant à leur capacité de prendre des responsabilités de l’apprentissage, de se former (en faisant des formations professionnelles du domaine dans lequel elles veulent travailler) et étant chercheuses d’opportunités. Les femmes devraient se réveiller et être responsables envers toutes ces lois qui leur donne du pouvoir dans le but de les élever et leur donner des possibilités d’être dans les sphères de prise de décisions et de contribuer à motiver et élever toutes celles qui s’attendent à atteindre le niveau de commandement.

Par conséquent, les réalisations et avancées concernant la dimension Genre, au cours des dernières années ont été et continuent d’être très significatives et encourageantes, mais il reste  encore beaucoup à faire. À cet égard, ce que nous voulons prioriser dans les années à venir,  est le rôle et l’implication totale des femmes, à jouer durablement leur rôle dans ce processus de développement et de l’autonomisation économique, parce que rien ne peut se faire que si les femmes elles-mêmes ne manifestent pas d’intérêt pour le développement de leur état d’esprit lié à cette question, dans la mesure où l’intégration de la dimension Genre a été institutionnalisée par la loi constitutionnelle de nombreux pays dans le monde. Les femmes peuvent alors profiter et exploiter les progrès, pour exprimer pleinement ce qu’elles sont capables de faire et de devenir.

Nonobstant, l’Architecture du Genre n’est pas une chose complexe et est autant profonde que ses racines. Cette architecture est une démarche, conduisant à la nécessité d’une prise en compte de nombreux éléments, visant à éviter la dichotomie, marquer une nette différenciation entre les concepts et les politiques utiles pour sa mise en œuvre effective dans tous les domaines.

En somme, les femmes devraient secouer les réalités afin de favoriser la lutte pour l’intégration de la dimension Genre, c’est-à-dire, de l’égalité des sexes, en créant une plateforme d’échange d’expériences sur les questions de genre, l’analyser par le biais de la méthodologie SWOT et trouver des solutions qui peuvent les aider à être associées au niveau supérieur de prise de décision. Ainsi, la spécification et la technicité du rôle prépondérant des femmes dans tous les domaines est réellement la clé de tous les processus de prise de décision.   

VRAI LOGO DEFINITIFOctavie Louisa est experte en Gouvernance et en Intégration Régionale. Elle est passionnée des questions de droits de l’homme, genre, résolution des conflits, paix et sécurité humaine. Elle est la co-fondatrice de l’ONG Weziza Afrika dont elle dirige, en qualité de Directrice, l’Institut Weziza Afrika pour la Gouvernance et les Droits de l’Homme dont le mandat touche les questions thématiques de justice transitionnelle, le genre dans la paix et la sécurité, la résolution des conflits, la paix et la sécurité humaine.

Call for Project Submission – African-German Youth Initiative Innovation Fund

Pour le français, cliquez ici

download

The German Federal Government together with the African Union Commission (AUC) have launched the second open call for project proposals under the African-German Youth Initiative (AGYI) Innovation Fund.

The aim of the AGYI-IF is to improve and innovate youth exchange and mobility between African countries and Germany and to develop essential competencies and skills among young individuals from African countries and Germany by focussing on sustainable global development and strengthening the idea of ‘global citizenship’ by reaching directly out to relevant stakeholder (exchange practitioners, alumni).

Eligible for funding are projects in the fields of:

  1. enabling African alumni from German-African youth exchange programs to act as multipliers for youth exchange and youth voluntary services
  2. promotion of innovative and inclusive approaches of African-German or trilateral youth exchange for skills development in line with the SDGs and the AU Agenda 2063 and
  3. promoting innovative community-based change projects within the context of African-German youth exchange and voluntary youth services to implement the AU Agenda 2063 and/or the SDGs

Who can apply?
For field 1, applicants have to be 14-35; for the other fields there are no age restrictions. Applicants have to be registered as a non-profit organisation in Benin, Togo, Ghana, South Africa or Tanzania. There is an option for non-registered youth groups to apply through a parent organisation.

The proposals’ budget should be between EUR 2.000 to EUR 12.000 and the implementation period should not exceed 5 months.

For further, more detailed information please refer to the CfP2 Manual and its Annexes (on this website). Please find below additionally the information of the national focal points:

  • South Africa
    – WESSA – focal point: Mike Denison (mike.denison@wessa.co.za)
  • Tanzania
    – TYC – focal point: George Kessy (george.kessy@tzyc.org)
  • Benin, also a hub for Togo and Ghana:
    – GIZ AGYI Benin – focal point Fawaz Ayah (fawaz.ayah@giz.de)

Application is done ONLINE ONLY. Deadline: 29th February 2020 midnight GMT+2

Read the full call AND apply here

For more information about the African German Youth Initiative (AGYI), CLICK HERE